La Chasse à l’arc

La chasse à l’arc a longtemps été interdite car assimilée à du braconnage. Elle a été reconnue officiellement en 1995. C’est une chasse à tir silencieuse, particulièrement difficile car elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux.

C’est en effet à quelques mètres seulement qu’il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche.

Il y a 3 manières de chasser à l’arc :
. L’affût
. L’approche
. La poussée silencieuse

Il est possible de chasser à l’arc tout type de gibier : lièvres, lapins, perdrix, faisans, canards et grand gibier.

Le matériel et notamment les pointes de flèches doivent être adaptés.

Il existe 3 sortes d’arc :
. Arc droit ou longbow : c’est le plus grand et le plus simple pour les puristes. Il demande un entrainement poussé
. Arc à double courbure ou recurve : il est plus court (minimum 80 cm) et plus maniable.
. Arc à poulie ou compound : vitesse de flèche beaucoup plus élevée, possibilité d’utilisation d’un viseur et muni d’un mécanisme qui facilite l’effort lors de la visée.

Les flèches :
Une flèche est composée d’une encoche, d’un empennage, d’un fût et d’une pointe. Le tout pour un poids minimum de 30g.
Pour le grand gibier : il faut obligatoirement une pointe de 2 à 5 lames fixes ou interchangeables avec un nez coupant ou pointu. Le grand gibier étant toujours tiré à une distance inférieure à 20m, dans 90% des cas, l’animal s’écroule avant d’avoir fait 100m.

La chasse à l’arc séduit 2 types de public :

ceux qui ont beaucoup chassé et qui cherche des difficultés et des sensations nouvelles, en communion avec la nature, et
ceux qui ne sont plus attirés par le monde des chasseurs au fusil.

En France à ce jour, 17 000 personnes ont passé la formation à l’arc : la JFO (journée de formation obligatoire) mais seulement 3 000 pratiquent régulièrement la chasse à l’arc.

En comparaison, 1,5 million de chasseurs chassent au fusil.

En 2012, 10% des personnes ayant suivi la formation (JFO) n’ont jamais chassé auparavant.

Le fonctionnement de la chasse à l’arc en France et en Europe est souvent lié à celui de la chasse en général. En effet, les archers doivent s’organiser afin d’assurer la protection et la reconnaissance de leur mode de chasse, et surtout entretenir de bonnes relations avec toutes les composantes cynégétiques nationales, locales, institutionnelles et associatives.

Un chasseur à l’arc est d’abord est chasseur comme les autres : 94% chassent aussi au fusil, 70 % habitent à la campagne, 47% ont leur permis depuis plus de 10ans, 71% possèdent un territoire de chasse à l’arc, 24% ont plus de 50 ans et 3 % étaient t ireur à l’arc avant la formation obligatoire. De toutes origines sociales, mais globalement, plutôt modestes.

Beaucoup de chasseurs fusil devenus archers font état d’une lassitude, d’un sentiment de routine qui les ont gagné au fil des années de chasse au fusil, notamment après avoir chassé le grand gibier. Chasser le grand gibier à l’arc redonne du renouveau à leur passion, du fait de sa complexité.

Il existe 2 associations de chasseurs à l’arc dans l’Oise :

l’ADCAO : association départementale des chasseurs à l’arc de l’Oise, créée en 2004 et qui a comme objectif premier de promouvoir et communiquer leur passion, à savoir la chasse à l’arc ainsi que la chasse dans son sens le plus large- site : adcao.net
l’ACAP : amicale des chasseurs à l’arc picards : créée en février 2012, par 4 adhérents de l’ADCAO, afin de regrouper les archers de l’Ouest du département de l’Oise, en effet l’ADCAO présidée par M. Bruno ABOT, est située à St Sauveur près de Compiègne. Blog de l’ACAP : http://acap60.overblog.com
Les 2 associations fonctionnent main dans la main.